Portrait Stephanie Descroix
Portrait Stephanie Descroix, © Institut Curie

Stéphanie DescroixChercheuse du CNRS au laboratoire Physique des Cellules et Cancer (PCC)

Synergy Grant

Stéphanie Descroix est directrice de recherche au CNRS au laboratoire Physique des Cellules et Cancer (PCC, CNRS / Institut Curie / Sorbonne Université). Elle est titulaire d’un master en sciences de la vie, qu’elle a complété par un doctorat en chimie en 2002. Elle a ensuite obtenu un poste de chercheuse CNRS à l’ESPCI, où elle a travaillé sur le développement de dispositifs bioanalytiques miniaturisés, notamment pour le diagnostic de l’allergie. En 2011, elle rejoint l’Institut Curie afin de bénéficier d’un environnement scientifique et clinique unique. Depuis 2018, elle est responsable de l’équipe MMBM à l’Institut Curie Paris et à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes.

Ses recherches actuelles reposent sur une forte interaction entre des développements technologiques et conceptuels en microfluidique et des enjeux biophysiques et cliniques. Son équipe développe une nouvelle génération de modèles bio-ingéniérés reproduisant fidèlement la complexité in vivo appelés organes sur puce. Ces nouveaux modèles notamment les modèles de tumeur sur puce sont mis en œuvre pour comprendre finement des mécanismes biologiques ou biophysiques mais aussi dans le cadre clinique pour permettre de sélectionner la meilleure thérapie pour chaque patient.

ERC Synergy Grant 2025 : PathCorg - Spatially patterned organoids: regionalization, cell fate and lamination in cortical development and neuronal migration disorders

Le projet PathCorg s’intéresse à la formation du cortex cérébral, siège de fonctions cognitives supérieures, en reproduisant son développement grâce à des modèles in vitro tridimensionnels appelés organoïdes. L’objectif : comprendre comment les différentes aires du cortex se mettent en place et comment les neurones s’organisent en couches fonctionnelles, des processus essentiels à l’émergence des fonctions cérébrales et altérés dans de nombreuses maladies neurologiques.

Pour cela, le consortium développera de nouveaux dispositifs microfluidiques, des systèmes miniaturisés permettant de contrôler précisément les flux de liquides à très petite échelle. Ces outils permettront de recréer en laboratoire les conditions physiques et chimiques qui orientent la régionalisation et l’organisation du cortex au cours du développement embryonnaire. L’ambition est également d’améliorer la fidélité des organoïdes afin de mieux reproduire l’organisation du cerveau humain et d’offrir un outil plus précis et d’étudier le développement cérébral et ses dérégulations.

Contrôle spatio-temporel de haute précision du patterning tissulaire. Cyan : Noyaux de cellules souches embryoniares humaines. La zone centrale de tissu est stimulée par BMP4 (pSMAD1+, rouge)
Contrôle spatio-temporel de haute précision du patterning tissulaire. Cyan : Noyaux de cellules souches embryoniares humaines. La zone centrale de tissu est stimulée par BMP4 (pSMAD1+, rouge). © Benoit Sorre