Découvrez les lauréates et lauréats CNRS Physique des médailles de Cristal et du Cristal collectif du CNRS en 2026
Le CNRS dévoile ses lauréats et lauréates des médailles de Cristal et du Cristal collectif 2026. Parmi elles et eux, 3 médaillés de Cristal et une équipe lauréate du Cristal collectif travaillent dans des laboratoires rattachés à CNRS Physique. Découvrez les travaux de ces femmes et ces hommes qui ont fortement contribué au rayonnement et à l’avancée de la recherche en physique.
Les médaillés de cristal à CNRS Physique en 2026
La médaille de cristal distingue des femmes et des hommes, personnels d’appui à la recherche, qui par leur créativité, leur maîtrise technique et leur sens de l’innovation, contribuent aux côtés des chercheurs et des chercheuses à l’avancée des savoirs et à l’excellence de la recherche française.
Hugo Bauduin, la soudure de précision au service de la physique
Jonglant avec la soudure de haute précision et les conditions de l’ultravide, Hugo Bauduin transforme des contraintes expérimentales extrêmes en dispositifs sur mesure au service de la physique fondamentale. Technicien supérieur en réalisation mécanique à l’Institut des sciences moléculaires d’Orsay (ISMO, CNRS / Université Paris-Saclay), il s’est imposé en quelques années comme un spécialiste des enceintes à vide d’une grande complexité. Certaines doivent fonctionner à très haute température, d’autres laisser circuler des lasers ou des faisceaux de particules sans perdre leur parfaite étanchéité. Un travail minutieux, mené en étroite collaboration avec les chercheurs, où chaque projet impose d’inventer de nouvelles solutions techniques. En plus de l’ISMO, son savoir-faire s’exporte au qu’au laboratoire Physique des lasers, atomes et molécules (PhLAM) de Lille ainsi qu’au Laboratoire Kastler Brossel (LKB) à Paris.
Julien Fatome, des dispositifs photoniques pour explorer la lumière
Entre impulsions lumineuses ultrabrèves et phénomènes optiques non linéaires, Julien Fatome conçoit des dispositifs expérimentaux capables de manipuler la lumière avec une précision extrême. Ingénieur de recherche au laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne (ICB, CNRS / Université Bourgogne Europe), il développe depuis plus de vingt ans des outils photoniques originaux pour les télécommunications, les lasers ou la spectroscopie. Ses travaux ont notamment contribué à l’étude des vagues scélérates — ces vagues océaniques rares et destructrices — grâce à des expériences menées en fibre optique à partir de sources lumineuses ultrarapides qu’il a développées. Plus récemment, il s’est spécialisé dans les résonateurs optiques, où la lumière circule en boucle dans des cavités afin de générer de nouvelles fréquences lumineuses. Ses dispositifs expérimentaux sont aujourd’hui utilisés aussi bien pour étudier des phénomènes de physique fondamentale que pour imaginer de futures applications en télécommunications ou en métrologie optique.
Gregory Garde, des instruments pour le froid extrême
Transformer un croquis griffonné sur une feuille en un instrument capable de fonctionner à des températures proches du zéro absolu : c’est le quotidien de Grégory Garde. Ingénieur d’études à l’Institut Néel de Grenoble (NEEL, CNRS), il développe depuis près de trente ans des dispositifs cryogéniques pour l’astrophysique, la physique quantique ou l’étude des matériaux à très basse température. Ses réalisations répondent souvent à des contraintes techniques hors normes : caméra cryogénique installée à 5 200 mètres d’altitude sur un radiotélescope du désert chilien, cryostat optique tournant de 100 kilos destiné à observer des vortex quantiques dans l’hélium superfluide, ou encore instrument de diffraction X conçu pour étudier les matériaux quantiques à des températures proches du zéro absolu. Pour chacun de ces projets, il imagine des solutions sur mesure afin de rendre possibles ces expériences aux contraintes extrêmes.
L'équipe lauréate du Cristal collectif à CNRS Physique en 2026
Le cristal collectif distingue des équipes de femmes et d’hommes, personnels d’appui à la recherche, ayant mené des projets dont la maîtrise technique, la dimension collective, les applications, l’innovation et le rayonnement sont particulièrement remarquables. Cette distinction est décernée dans deux catégories : « appui direct à la recherche » et « accompagnement de la recherche ».
LPENS : De nouveaux outils pour les technologies quantiques
Installer un liquéfacteur d’hélium de 2 millions d’euros pendant que le bâtiment de physique de l’ENS est en reconstruction. Agrandir une salle blanche pour accueillir un instrument de 2 tonnes capable de graver des structures nanométriques, alors que le quai de déchargement a disparu... Au Laboratoire de physique de l’École normale supérieure (LPENS, CNRS / ENS-PSL / Sorbonne Université / Université Paris Cité), une équipe de douze ingénieurs et techniciens a relevé ces défis afin de doter les laboratoires parisiens d’infrastructures essentielles aux technologies quantiques. Entre coordination de chantiers hors normes, intégration d’équipements de pointe et maintien des activités de recherche, elle a permis aux chercheurs de disposer d’un accès pérenne à l’hélium liquide et d’outils de nanofabrication parmi les plus performants au monde. Des infrastructures stratégiques dont bénéficient aujourd'hui plusieurs dizaines d'équipes de recherche en physique, nanosciences et technologies quantiques.