Percer les secrets des peintures pariétales schématiques néolithiques
Pourquoi les humains du Néolithique ont-ils inscrit des milliers de formes sur des parois d’abris sous roche de plein air dans les massifs du bassin méditerranéen ? Des travaux en cours, qui réunissent une dizaine de disciplines, révèlent des images invisibles à l’œil nu, tentent de comprendre la nature de cette expression graphique… et développent pour ce faire des méthodologies qui aideront peut-être les études spatiales !
Ces recherches ont été menées pour ce qui relève de la physique dans le laboratoire CNRS suivant:
- Institut Néel (CNRS/Université Grenoble Alpes)
Une physicienne et un physicien de l’Institut Néel, l’enseignante-chercheuse Pauline Martinetto et le chercheur CNRS Pierre Bordet, contribuent aux recherches présentées dans l'article de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI).
En 2022, Pauline Martinetto a piloté un projet 80PRIME en collaboration avec Claudia Defrasne, consacré à l’étude physico-chimique des matières colorantes des peintures schématiques néolithiques. Ce projet, mentionné dans l’article à travers les travaux de la doctorante Coline Théron, vise à mieux comprendre l’origine et la composition des pigments utilisés.
Elle a pris part en 2023 au projet, également cité dans l'article, consacré à une étude reliant « les formes et matières de la paroi ornée à la syntaxe de l’art pariétal schématique holocène », porté par Claudia Defrasne et financé par la MITI dans le cadre de l'appel « Nouvelles frontières de l’archéologie ».
La contribution de l'Institut Néel porte sur l’analyse fine des matières picturales à travers des mesures de fluorescence des rayons X, réalisées in situ grâce à un instrument portable spécialement conçu, ainsi que par des analyses sous rayonnement synchrotron réalisées sur des micro-prélèvements. Ces analyses permettent d'identifier la nature des pigments et de discuter de leur provenance et de leur méthode de préparation.
Elle est aujourd'hui partenaire de l'ANR SCHEMA coordonnée par Claudia Defrasne.
À noter également que Pauline Martinetto apparaît dans la BD Ébullitions, publiée par CNRS Éditions, où elle partage son expérience de recherche.