Groupe de cellules de l‘archée hyperthermophile Thermococcus kodakarensis,  pouvant se développer jusqu‘à 95°C. Ici, chaque cellule est une sphère de diamètre proche de 1 micron. Image microscopie à balayage électrons secondaires.
Groupe de cellules de l‘archée hyperthermophile Thermococcus kodakarensis, pouvant se développer jusqu‘à 95°C. Ici, chaque cellule est une sphère de diamètre proche de 1 micron. Image microscopie à balayage électrons secondaires.© Affholder, A., Ferrière, R. & Guyot, F., 2025 Communications Biology

Modéliser la température maximale de la Vie

Résultat scientifique

La température maximale de croissance des espèces s’expliquerait par un point où les processus cellulaires destructeurs dépassent les processus constructifs, entraînant une perte irréversible de fonctions essentielles. À partir d’un modèle basé sur les traits cellulaires et d’une analyse de données sur des archées, les chercheurs montrent que la différence entre les énergies d’activation de ces processus est un facteur clé de cette limite. Ils suggèrent aussi qu’une relation linéaire entre ces énergies pourrait permettre une adaptation à des températures encore plus élevées que les limites actuellement connues (110–120 °C).

Références :
Activation energies of both constructive and destructive cellular biochemistry determine maximum growth temperature in archaea, Antonin Affholder, Régis Ferrière, François Guyot, Communications Biology 8, 1507 - Publié le 28 octobre 2025.
DOI : 10.1038/s42003-025-08389-x (en open access)

Ces recherches ont été menées dans les laboratoires CNRS suivants :

  • Institut de Minéralogie, de Physique des Matériaux et de Cosmochimie (IMPMC, CNRS / Museum National d'Histoire Naturelle / Sorbonne Université)
  • Institut de biologie de l’École Normale Supérieure (IBENS, ENS-PSL / CNRS / INSERM)

Contact

François Guyot
Enseignant-chercheur du Muséum national d'histoire naturelle à l'Institut de Minéralogie, de Physique des Matériaux et de Cosmochimie (IMPMC)
Communication CNRS Physique