7 projets de la 14e promotion RISE sont issus de laboratoires rattachés à CNRS Physique

Innovation

La 14ème promotion RISE comprend 15 projets porteurs d’innovations de ruptures issus des résultats de la recherche en laboratoires sous la tutelle du CNRS. 7 de ces 15 projets sont portés par des laboratoires rattachés à CNRS Physique.

Dispensé par une équipe d’experts, d'expertes et de mentors, RISE accompagne les projets de start-up innovantes de l’idée à la structuration, jusqu’à la création de société et dans les premières phases de financement. 

Découvrez les 7 projets de start-up issus de laboratoires rattachés à CNRS Physique :

DigiCleaR - Application client-serveur pour la gestion de plateformes d’équipements partagés
 

  • Institut des NanoSciences de Paris (INSP, CNRS / Sorbonne Université)
  • Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N, CNRS / Université Paris-Saclay)

DigiCleaR est un logiciel de type LIMS (Laboratory Information Management System) dédié aux plateformes technologiques de recherche académique et de R&D, conçu comme une application client-serveur pour la gestion des données des utilisateurs et des responsables de plateformes d’équipements partagés. Créé en 2013 à l’INSP pour historiser les informations issues dd’une plateforme du laboratoire, le logiciel répond à la fois aux besoins des gestionnaires de plateformes et à ceux des utilisateurs souhaitant tracer la vie de leurs échantillons. En 2019, le projet se développe pour en faire une solution robuste et fiable, développée de manière agile en interaction constante avec les utilisateurs. DigiCleaR se distingue par des fonctionnalités avancées et inédites sur le marché, permettant une description fine des équipements et de l’organisation des plateformes sans développement spécifique, la gestion de l’historique des échantillons, des machines et des projets, un contrôle précis des droits d’accès garantissant la confidentialité, ainsi qu’un système de réservation et une interopérabilité complète via API pour les échanges de données.

MAGN’UP - Aimants haute performance sans terres rares et recyclables
 

  • Laboratoire de physique et chimie des nano-objets (LPCNO, CNRS / INSA Toulouse/Univ. Toulouse)

MAGN’UP développe une nouvelle génération d’aimants haute performance sans terres rares et recyclables, constitués de nanomatériaux à base de cobalt, afin de répondre à des enjeux majeurs de souveraineté industrielle, de réduction de l’impact environnemental et de miniaturisation dans des secteurs stratégiques tels que la mobilité électrique, les énergies renouvelables, la défense, le médical et l’électronique grand public. La technologie repose sur un procédé breveté de magnétophorèse permettant l’alignement et la compaction des nanoparticules à température ambiante, conduisant à la production d’aimants performants et plus respectueux de l’environnement, directement intégrables dans des dispositifs de microélectronique et des MEMS.

MetaVisus - Lentilles intraoculaires combinant polymères souples biocompatibles et métasurfaces optiques
 

  • Matériaux et phénomènes quantiques (MPQ, CNRS/Université Paris Cité)

Le projet MetaVisus est porté par une collaboration internationale impliquant le MPQ. Les lentilles intraoculaires ont profondément transformé la correction chirurgicale de la vision, mais restent aujourd’hui limitées en termes de multifocalité, de correction des aberrations optiques d’ordre élevé et de prise en charge de pathologies telles que la dégénérescence maculaire. MetaVisus propose de lever ces verrous grâce à une lentille intraoculaire radicalement nouvelle, reposant sur la combinaison de polymères souples biocompatibles standard et de la technologie émergente des métasurfaces optiques. Cette fusion établit un nouveau paradigme en optique visuelle, avec un impact potentiel majeur sur l’ophtalmologie, le marché mondial des dispositifs médicaux et la qualité de vision d’un nombre croissant de patients atteints de pathologies oculaires.

NewCool – Dispositif de cryogénie inférieure au millikelvin
 

  • Institut Néel (NEEL, CNRS)

Le projet NewCool est né d’un besoin scientifique très concret identifié dans le cadre de travaux de recherche à l’Institut Néel : disposer d’une température continue inférieure au millikelvin. Pour répondre à cette contrainte, le porteur du projet a développé une solution innovante reposant sur l’utilisation de fils d’aluminium, rapidement identifiée comme présentant un fort potentiel de valorisation. Les échanges avec la communauté internationale des spécialistes des très basses températures ont confirmé l’existence d’un nouveau marché, tandis que les discussions avec plusieurs industriels de l’ingénierie quantique et de la cryogénie ont permis d’envisager la transformation de cette innovation en un produit à forte valeur ajoutée. Les développements préliminaires ont conduit au dépôt d’un premier brevet et à la levée de verrous technologiques majeurs, avec la validation d’un prototype ayant déjà démontré des performances prometteuses, notamment une température minimale inférieure à 0,6 mK. Le projet vise désormais la mise en place d’un dispositif aisément industrialisable et à faible coût de fabrication, dans un contexte de structuration rapide du marché des ultra-basses températures.

Qluster - Architecture d’ordinateur quantique scalable
 

  • Laboratoire Kastler Brossel (LKB, Sorbonne Université / CNRS / ENS / Collège de France)

Le projet Qluster a pour mission de concevoir une architecture d’ordinateur quantique scalable, fondée sur une feuille de route ambitieuse et réaliste, afin d’atteindre les capacités de calcul nécessaires à l’ouverture des principaux marchés du calcul quantique. Pour répondre au défi majeur de la montée en charge du nombre de qubits, Qluster développe une solution matérielle hybride s’appuyant sur les atouts de la photonique pour la mise à l’échelle, tout en exploitant des systèmes existants tels que les technologies supraconductrices, ioniques ou à atomes froids pour lever les verrous liés à la génération des états quantiques. L’ambition est de fournir des machines quantiques de type NISQ puis FTQC aux centres de calcul et via le cloud, tout en développant en parallèle des produits de communication quantique reposant sur une technologie propriétaire de sources d’états intriqués.

QuDigy - Compteur de photons micro-ondes
 

  • Service de physique de l'état condensé (SPEC, CEA/CNRS/Univ. Paris-Saclay)

QuDigy développe le premier compteur de photons micro-ondes basé sur des circuits supraconducteurs. Issu de sept années de recherche, ce capteur atteint une sensibilité inégalée par les détecteurs classiques et constitue une avancée majeure dans le domaine du quantum sensing. Cette technologie ouvre l’accès à des phénomènes jusqu’ici inobservables, tels que la détection des axions, candidats historiques à la matière noire depuis plus de cinquante ans, ainsi que la résonance magnétique à l’échelle du spin unique, permettant une observation de la matière à une résolution ultime. En levant un verrou fondamental de la détection à très faible puissance, QuDigy ouvre un vaste champ d’applications scientifiques et industrielles, dont un grand nombre reste encore à inventer.

SMART-COMB - Spectroscopie par peigne de fréquences
 

  • Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N, CNRS / Université Paris-Saclay)

SMART-COMB a pour objectif de faire sortir la spectroscopie par peigne de fréquences du laboratoire de recherche afin d’en faire un système commercialement viable. Le projet s’appuie notamment sur le développement de nouveaux modulateurs d’amplitude compacts opérant dans le moyen infrarouge. Dans un contexte marqué par le développement des villes durables et l’émergence de l’industrie 4.0, les besoins en systèmes de contrôle rapides et fiables capables d’identifier, de suivre et de détecter simultanément les différents gaz émis dans l’atmosphère sont en forte croissance. Or, les solutions actuellement disponibles sur le marché sont soit trop lentes, soit trop encombrantes, soit insuffisamment sensibles pour répondre aux niveaux de détection désormais exigés par les autorités réglementaires. En l’absence d’avancées technologiques suffisamment efficaces, le potentiel commercial de la spectroscopie par peigne de fréquences demeure limité. SMART-COMB ambitionne de lever ces verrous en développant des solutions économiquement compétitives, peu énergivores, et offrant une détection rapide, précise et à haute résolution des gaz atmosphériques.