International

La politique internationale de l’INP a pour objectif d’accroître l’impact et la pertinence de ses recherches en favorisant les échanges avec des équipes de chercheuses et chercheurs du monde entier. Utilisant les structures du CNRS, elle se concrétise par la création de laboratoires partagés. Deux tiers des publications scientifiques de l’INP résultent aujourd’hui de collaborations internationales.

Une discipline ouverte sur le monde

La stratégie internationale de l’INP favorise les relations avec l’Union européenne et les pays à fort potentiel scientifique (Etats-Unis, Japon, Canada). L’institut maintient par ailleurs une forte collaboration avec la Russie et Singapour et a élargi ces dernières années ses collaborations à l’Inde et l’Amérique latine. L’INP est attentif à tous les projets qui, dans le monde, permettent à la recherche française de faire rayonner son expertise.

Un rayonnement international

Les différents outils du CNRS permettent à l'INP de mettre en œuvre une stratégie structurante face à la multitude et la richesse des interactions internationales de ses équipes de recherche.

Parmi ceux-ci figurent en premier lieu les International Exploratory Actions (IEA, ex-PICS), au nombre de 58 aujourd’hui. En moyenne 66 % des publications de l’INP sont co-signées avec des partenaires internationaux.

A cela s’ajoutent les International Research Networks (IRN, ex-GDRI), 12 à ce jour, et les 21 International Research Project (IRP, ex-LIA), destinés à structurer, respectivement, des réseaux de laboratoires et des « laboratoires sans murs ».

Enfin, 3 International Research Laboratory (IRL, ex-UMI) complètent les initiatives de l’INP à l’international :

  • MajuLab à Singapour (physique quantique et nouveaux matériaux) ;
  • <MSE>² (MultiScale Material Science for Energy and Environment) à Cambridge, aux Etats-Unis (études de matériaux poreux) ;
  • l’ISCP (Interdisciplinarity Scientific Center Poncelet) à Moscou (physique théorique et mathématiques appliquées).

MAJULAB (Singapour)

L’International Research Laboratory (IRL) MajuLab trouve son origine au laboratoire international associé « France Singapore Quantum Physics and Information Lab » (FSQL) fondé en janvier 2010 pour formaliser des collaborations scientifiques existantes entre la France et Singapour suite à un projet PICS de 2007 à 2010. En Mai 2014, l’IRL MajuLab est créée entre le CNRS, l’Université de Nice Sophia Antipolis, Sorbonne Université/UPMC, le National University of Singapore et le Nanyang Technological University. La recherche de MajuLab porte sur des activités théoriques et expérimentales couvrant de nombreux domaines comme l’information et ingénierie quantique, les gaz quantiques ultra-froids, la matière quantique, la photonique quantique et la chimie des matériaux et ses applications aux nanosciences. En 2018 une nouvelle convention pour MajuLab a été signée entre le CNRS et ses partenaires historiques qui marque la naissance de deux sites miroirs de l’IRL en France, l’un à l’Université de Nice Sophia Antipolis et l’autre à Sorbonne Université.

Matériaux Multi-échelle pour l’Énergie et l’Environnement (USA)

La création de l’IRL <MSE>² (matériaux multi-échelle pour l’énergie et l’environnement) entre le MIT et le CNRS a été signé le 15 juin 2012 à Boston. L’IRL est au centre d'une association stratégique couvrant la recherche, la formation et l'éducation en partenariat avec l'industrie. Elle a pour objectif la simulation et la vérification expérimentale des propriétés de matériaux complexes multi-échelles - de l'échelle atomique aux microns, et des nanosecondes aux années - des matériaux à impact technologique, économique, énergétique et environnementale, comme le ciment, la céramique, les combustibles nucléaires, les aciers et les géomatériaux. Physiquement et administrativement, <MSE>² est abritée par le programme "MIT Energy Initiative" (MITEI). Côté français l’IRL associe un site miroir, le Centre Interdisciplinaire des nanosciences de Marseille (CINaM), une unité mixte de recherche du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille.

Interdisciplinary Scientific Center Poncelet (Russie)

Le laboratoire Poncelet a été fondé en 2002 en tant que « laboratoire sans murs » par le CNRS, l’Université indépendante de Moscou et l’Académie des sciences de Russie. En mémoire de Jean-Victor Poncelet, mathématicien, ingénieur et général français qui a mis en forme les principes fondamentaux de la géométrie projective ce laboratoire avait pour vocation de fédérer les activités en mathématiques entre la France et la Russie. En 2006, il est devenu un International Research Laboratory (IRL) pour les mathématiques et la physique mathématique. L’IRL s’est rapidement imposé comme une plateforme de coopération et un centre de cristallisation des collaborations franco-russes. En 2017, le CNRS et cinq établissements de recherche moscovites ont signé une nouvelle convention établissant le Centre interdisciplinaire scientifique Poncelet (ISCP) avec une ouverture de ses activités à la physique théorique, l’informatique et ses applications en biologie.

Le rôle clé des IEA

D’une durée de trois ans, les International Exploratory Actions (IEA), dont la sélection est coordonnée au CNRS par les instituts, permettent à une collaboration fructueuse de se développer en facilitant les échanges scientifiques. De nouveaux domaines de recherche, parfois à haut risque ou à haut potentiel peuvent ainsi être lancés. L’INP accorde une grande importance aux IEA, auxquels il consacre une part conséquente de son budget international. Chaque année, une vingtaine de nouveaux projets en moyenne sont soutenus. Les IEA constituent parfois le premier pas vers des collaborations durables et plus structurées. Ils sont destinés en priorité aux jeunes chercheurs.

En pointe sur Horizon 2020

Les laboratoires de l’INP s’impliquent fortement dans la construction de l’Espace européen de la recherche. De 2014 à 2016, ils ont déposé auprès de la Commission européenne 580 dossiers répondant aux appels d’offres émis dans le cadre du programme Horizon 2020.

Ces dossiers ont concerné des sujets ayant trait à l’excellence scientifique (European Research Council, ERC), aux technologies du futur (Future and Emerging Technologies, FET) et aux actions Marie Sklodowska-Curie.

Un rôle central dans deux flagships

L’INP joue un rôle central dans deux « flagships » ou projets européens phares, relevant de projets FET :

  • Graphene, dédié au développement d’applications de ce matériau bidimensionnel ;
  • Quantum Technologies, autour de quatre sous-domaines : capteurs et métrologie, communication et cryptographie, simulation quantique, calcul quantique.
     

ERC : le soutien à l’excellence scientifique

L’European Research Council (ERC) finance l’excellence scientifique à la frontière des connaissances. C’est un programme dédié à la recherche exploratoire, dont l’unique critère de sélection est l’excellence scientifique. Depuis 2007, date de création de l’ERC, près de 75 chercheuses et chercheurs de l’INP ont pu en bénéficier pour mener leurs projets scientifiques.

Portail ERC CNRS : http://erc.cnrs.fr/